La gestion du changement suffit-elle ? (Deuxième partie)

Dans la première partie du blogue, je vous ai parlé du rôle des gestionnaires dans l’intégration des changements, abordons maintenant le rôle clé que la haute direction doit jouer.

On voit souvent de grands projets informatiques réussir

Ah! Oui? Basé sur quoi? Ils ont livré à peu près à temps, à peu près dans le budget et en respectant à peu près la portée. Dira-t-on qu’il est un succès simplement parce qu’on l’a enfin terminé, même si c’est quelques mois plus tard, quelques millions plus tard et avec une finalité bien différente de ce qu’on attendait?

Définition d’un succès

On entend trop rarement dire qu’un projet est un succès parce que toutes les parties prenantes se le sont approprié et qu’il est possible de mesurer les résultats.

La gestion traditionnelle du changement aide sans aucun doute, tel que démontré dans la première partie du blogue, mais il faut cesser de croire que, parce qu’il y a une équipe de gestion du changement en place, le reste de l’organisation ne doit pas s’en préoccuper.

Rôle de la haute direction

Outre les rôles importants que jouent les gestionnaires dans l’intégration du changement, il est encore plus essentiel que la haute direction :

  • Détermine clairement pourquoi il faut changer (les déclencheurs), après tout, comprendre pourquoi il faut changer représente 80 % de l’adhésion;
  • Définisse clairement sa cible, incluant les bénéfices et résultats mesurables attendus puisque si les employés comprennent qu’il faut absolument changer, les solutions peuvent varier, il faut donc encore préciser vers quoi on change;
  • Esquisse le changement en soi : sa portée, quelles seront les conséquences (impacts) sur qui (parties prenantes) et quel sont les risques organisationnels potentiels qu’il faudra gérer;
  • Mette en place la structure de gouvernance, représentative de tous ceux qui devront intégrer le changement, et qui a le pouvoir de prendre des décisions;
  • Assure l’alignement de toute l’organisation;
  • S’assure que l’organisation a la capacité de réaliser et de mettre en oeuvre son changement;
  • Mette en place une structure de parrainage pour soutenir le changement à tous les niveaux.

Une gestion durable pour des changements durables

Un mode de gestion plus agile qui permette aux individus de s’impliquer dans la définition des changements et des gestionnaires plus imputables des résultats.

» Lisez La gestion du changement suffit-elle? (1/2)

Manon Champagne,
Co-fondatrice, présidente et conseillère stratégique
Aplus